vraiment.
Même les piqûres de guêpes, les chasses aux méduses, les moqueries des pépés corses, les pannes d'essence, les randonnées terrifiantes, les restaurants hors de prix, les éponges urticantes ne pourront rien changer à ça.
Les couchers de soleil corses ont de toute façon la capacité de tout faire oublier, surtout à une fille sentimentale telle que moi.
Et ça, ça n'a pas de prix, surtout si c'est gratuit.
29 septembre 2014
16 septembre 2014
Je suis repartie en randonnée.
C'était écrit "facile" sur le papier. En réalité c'était juste "facile sur le papier".
J'ai trébuché, je me suis baignée dans de l'eau glacée, j'ai dormi sur un matelas si fin que je pense que le sol a échangé sa place avec lui *les matelas corses sont fainéants* , je n'ai pas bu une goutte d'alcool pendant plusieurs jours. J'ai même dû descendre une pente presque à pic où j'ai cru mourir cent fois. *les cairns ne servent pas à montrer le chemin en vrai, c'est juste pour compter les pertes qu' il y a sur le parcours, on ne me la fait pas, à moi*.
Et tout ça avec le sourire.
Que ne ferait-on pas pour impressionner celui qui partage sonlit couchage pneumatique ?
J'ai trébuché, je me suis baignée dans de l'eau glacée, j'ai dormi sur un matelas si fin que je pense que le sol a échangé sa place avec lui *les matelas corses sont fainéants* , je n'ai pas bu une goutte d'alcool pendant plusieurs jours. J'ai même dû descendre une pente presque à pic où j'ai cru mourir cent fois. *les cairns ne servent pas à montrer le chemin en vrai, c'est juste pour compter les pertes qu' il y a sur le parcours, on ne me la fait pas, à moi*.
Et tout ça avec le sourire.
Que ne ferait-on pas pour impressionner celui qui partage son
27 août 2014
J'ai retrouvé mon parisien.
Finalement, les pieds bots et le maquillage qui coule ne sont pas choses importantes, tant qu'on est heureux.
Mais qu'il ne remette pas le sujet de la chocolatine sur le tapis, c'est tout ce que je demande.
Mais qu'il ne remette pas le sujet de la chocolatine sur le tapis, c'est tout ce que je demande.
J'ai dû me refaire une beauté dans les toilettes
du bateau.
Le haut du pont ayant eu raison de mes charmes naturels (l'eau de mer, ça colle vachement), il a fallu ouvrir ma mallette d'urgence sosretrouvailledamoureux.
Mais dans la précipitation j'ai confondu la lingette pour la bouche avec le coton pour les yeux, ma robe mouillée accrochait sur ma peau salée et la porte de la cabine s'est refermée sur mon pied droit. *C'est lourd une porte de bateau, très lourd*.
Quand je suis sortie, une dame du personnel m'a regardée d'un drôle d'air *sans doute parce que je boitais* et m'a montrée le chemin de l'infirmerie.
Me voilà boiteuse, la robe coincée entre les fesses, les yeux en panda et la bouche comme un champ de coton du Sénégal.
Si avec ça mon amoureux ne se pâme pas d'amour, je ne réponds plus de rien.
Le haut du pont ayant eu raison de mes charmes naturels (l'eau de mer, ça colle vachement), il a fallu ouvrir ma mallette d'urgence sosretrouvailledamoureux.
Mais dans la précipitation j'ai confondu la lingette pour la bouche avec le coton pour les yeux, ma robe mouillée accrochait sur ma peau salée et la porte de la cabine s'est refermée sur mon pied droit. *C'est lourd une porte de bateau, très lourd*.
Quand je suis sortie, une dame du personnel m'a regardée d'un drôle d'air *sans doute parce que je boitais* et m'a montrée le chemin de l'infirmerie.
Me voilà boiteuse, la robe coincée entre les fesses, les yeux en panda et la bouche comme un champ de coton du Sénégal.
Si avec ça mon amoureux ne se pâme pas d'amour, je ne réponds plus de rien.
L'esprit de Titanic s'est emparée de moi
quand j'ai grimpé sur le ferry vers la Corse.
Les cheveux au vent, la jupe qui se balance, les embruns de la mer parfumant ma peau...
J'ai failli grimper sur la proue et écarter les bras face au large qui me promettait de revoir mon amoureux.
Mais le vent était violent, les cheveux me revenaient constamment dans les yeux, ma jupe remontait sans cesse, et les embruns me donnaient un air de serpillière humide.
C'est donc trempée et frigorifiée que je suis descendue rejoindre les banquettes du hall, comme les autres passagers, ceux aux billets pas chers.
Kate Winslet est sacrément une bonne actrice.
Les cheveux au vent, la jupe qui se balance, les embruns de la mer parfumant ma peau...
J'ai failli grimper sur la proue et écarter les bras face au large qui me promettait de revoir mon amoureux.
Mais le vent était violent, les cheveux me revenaient constamment dans les yeux, ma jupe remontait sans cesse, et les embruns me donnaient un air de serpillière humide.
C'est donc trempée et frigorifiée que je suis descendue rejoindre les banquettes du hall, comme les autres passagers, ceux aux billets pas chers.
Kate Winslet est sacrément une bonne actrice.
25 août 2014
J'ai fait du covoyage pour rejoindre la Corse.
Cela a commencé par un sympathique trajet de 8 heures pour rejoindre le sud de la France. L'homme à la voiture était fort agréable. Il a même fait demi tour quand j'ai oublié un de mes sacs dans son coffre. Je pense que c'est parce qu'il ne savait pas que dedans se trouvait mon matériel photo, soit l'équivalent d'un bon mois de salaire.
Sinon, à lui la belle vie, et vive l'avion en première classe, servi par des hôtesses de l'air belles comme le jour. Et adieu le covoiturage avec une donzelle pas très bien coiffée (moi) qui ronfle pendant tout le trajet (moi) et qui bave sur le siège passager (pas moi).
Sinon, à lui la belle vie, et vive l'avion en première classe, servi par des hôtesses de l'air belles comme le jour. Et adieu le covoiturage avec une donzelle pas très bien coiffée (moi) qui ronfle pendant tout le trajet (moi) et qui bave sur le siège passager (pas moi).
15 août 2014
Mon frère m'a lachée en pleine randonnée.
Je ne saurai jamais si cette excuse du vertige était vraie. Toujours est-il que j'ai continué, seule, à braver notre mère la terre dans son infinie montée.
Enfin seule, pas vraiment. Il y avait des vaches curieuses, des taureaux idiots, des lapins farceurs, des moutons moqueurs, des oiseaux crâneurs.
Quand j'ai enfin fini par descendre, complètement éreintée, je me suis dis que c'était vraiment trop facile, après tout.
Quand j'ai dû à nouveau remonter, je me suis dit que c'était vraiment le truc le plus dur de ma vie que j'avais fait. J'ai réfléchis durement et j'en ai conclu qu'une fois descendue une pente, on se retrouve dans la fâcheuse position de devoir remonter de toute façon une côte, d'un coté ou de l'autre *mon intelligence atteint parfois des sommets, que voulez vous*.
Je me suis imaginée restant là pour toujours, au milieu des oiseaux, moutons, lapins, taureaux et vaches. Puis j'ai pensé au saint nectaire dans le frigo, au plaid sur le canapé, et à la vaisselle à faire.
Alors j'ai grimpé.
Enfin seule, pas vraiment. Il y avait des vaches curieuses, des taureaux idiots, des lapins farceurs, des moutons moqueurs, des oiseaux crâneurs.
Quand j'ai enfin fini par descendre, complètement éreintée, je me suis dis que c'était vraiment trop facile, après tout.
Quand j'ai dû à nouveau remonter, je me suis dit que c'était vraiment le truc le plus dur de ma vie que j'avais fait. J'ai réfléchis durement et j'en ai conclu qu'une fois descendue une pente, on se retrouve dans la fâcheuse position de devoir remonter de toute façon une côte, d'un coté ou de l'autre *mon intelligence atteint parfois des sommets, que voulez vous*.
Je me suis imaginée restant là pour toujours, au milieu des oiseaux, moutons, lapins, taureaux et vaches. Puis j'ai pensé au saint nectaire dans le frigo, au plaid sur le canapé, et à la vaisselle à faire.
Alors j'ai grimpé.
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