coincés entre les véhicules tout terrains polluants par excès et les vieilles Toyota fumantes polluantes par défaut.
J'ai dû fermer les fenêtres alors qu'il faisait 40°C au dehors, à l'intérieur de la voiture c'était un peu ambiance désertique sans oasis au bout.
Les touristes chinois dans le bus à coté nous regardaient comme des animaux dans un zoo, genre hominidé quecaloris subtropicalis, sp homo transpirus.
L'autolib n'a pas la clim, le bus de voyage ultra-confort, si.
Je leur ai fait des grimaces, ils ont applaudi.
5 juillet 2015
2 juin 2015
J'ai pris le métro toute seule
sans me tromper.
Le sentiment que l'on ressent quand on s'engouffre dans une station de métro seule pour la première fois doit être assez comparable à ce que ressent un naufragé qui découvre pour la première fois une île déserte.
Angoisse et curiosité mêlées, peur de s'égarer tout en sachant qu'on finira par tourner en rond de toute façon...
La faune souterraine est hostile ou pressée. Il faut être aux aguets, souvent. Et retenir sa respiration, toujours.
Veiller et ne pas se laisser prendre dans un nuage de mouches en cravate. Lutter et déjouer les attaques pointus des bêtes sauvages en Louboutain. Anticiper et trouver un endroit sûr et stratégique pour sa survie, celle à la fois loin du brigand/lourdaud/dragueur/fumeur *les ennemis sont partout* et près de la sortie.
Les chemins s'entrecroisent et se retrouvent, sous un couvert presque végétal de canalisations colorées. Pour un peu, je me suis vue jouer à Jane avec un fil électrique pendant. Mais pas sûr qu'au bout de l'allée le Tarzan avec son accordéon aurait été prêt à assurer la réception.
Le sentiment que l'on ressent quand on s'engouffre dans une station de métro seule pour la première fois doit être assez comparable à ce que ressent un naufragé qui découvre pour la première fois une île déserte.
Angoisse et curiosité mêlées, peur de s'égarer tout en sachant qu'on finira par tourner en rond de toute façon...
La faune souterraine est hostile ou pressée. Il faut être aux aguets, souvent. Et retenir sa respiration, toujours.
Veiller et ne pas se laisser prendre dans un nuage de mouches en cravate. Lutter et déjouer les attaques pointus des bêtes sauvages en Louboutain. Anticiper et trouver un endroit sûr et stratégique pour sa survie, celle à la fois loin du brigand/lourdaud/dragueur/fumeur *les ennemis sont partout* et près de la sortie.
Les chemins s'entrecroisent et se retrouvent, sous un couvert presque végétal de canalisations colorées. Pour un peu, je me suis vue jouer à Jane avec un fil électrique pendant. Mais pas sûr qu'au bout de l'allée le Tarzan avec son accordéon aurait été prêt à assurer la réception.
17 mai 2015
J'ai enfin pu trouver un petit cinéma parisien
comme j'en rêvais.
Nous avons traversé Montmartre sous la pluie main dans la main en pressant un peu le pied.
J'ai mangé chinois sur les grandes marches avant d'entrer.
Le bonhomme prostré dans sa petite guérite en bois a marmonné en nous tendant les billets.
J'ai écarté des mains le lourd rideau du hall d'arrivée.
Les icônes des vieilles affiches de cinéma nous ont regardés passer.
Le concierge râlait tout seul en passant le balai.
La poussière volait sous les tapis en se mêlant aux confettis du passé.
La vieille porte en bois a grincé en nous laissant entrer.
Deux sièges rouges placés bien au centre nous attendaient.
Et quand les lumières se sont éteintes, que les grands voilages rouges se sont écartés pour dévoiler l'écran, et que les premiers sons ont retenti dans la pièce au plafond étoilé, il m'a presque semblé entendre dans mon dos le rire mutin d'Amélie Poulain.
Nous avons traversé Montmartre sous la pluie main dans la main en pressant un peu le pied.
J'ai mangé chinois sur les grandes marches avant d'entrer.
Le bonhomme prostré dans sa petite guérite en bois a marmonné en nous tendant les billets.
J'ai écarté des mains le lourd rideau du hall d'arrivée.
Les icônes des vieilles affiches de cinéma nous ont regardés passer.
Le concierge râlait tout seul en passant le balai.
La poussière volait sous les tapis en se mêlant aux confettis du passé.
La vieille porte en bois a grincé en nous laissant entrer.
Deux sièges rouges placés bien au centre nous attendaient.
Et quand les lumières se sont éteintes, que les grands voilages rouges se sont écartés pour dévoiler l'écran, et que les premiers sons ont retenti dans la pièce au plafond étoilé, il m'a presque semblé entendre dans mon dos le rire mutin d'Amélie Poulain.
7 mai 2015
Le vieux parquet parisien grince sous le poids
de l'amour.
Mon guéridon qui tremblote a accueilli une photo d'une famille qui ne partage pas mes traits.
Mon fauteuil qui roule croule sous des vêtements qui ne sont pas les miens.
Mon tourne-disque qui sautille danse au son de vinyles dont je ne connais pas encore les airs.
Mes livres qui jaunissent rajeunissent au côté de livres sur l'art et sur la culture geek.
Et le chevalet a enfin servi : on peint à deux une toile qui nous ressemble.
Louloute, la chienne, est ravie.
Mon guéridon qui tremblote a accueilli une photo d'une famille qui ne partage pas mes traits.
Mon fauteuil qui roule croule sous des vêtements qui ne sont pas les miens.
Mon tourne-disque qui sautille danse au son de vinyles dont je ne connais pas encore les airs.
Mes livres qui jaunissent rajeunissent au côté de livres sur l'art et sur la culture geek.
Et le chevalet a enfin servi : on peint à deux une toile qui nous ressemble.
Louloute, la chienne, est ravie.
11 avril 2015
J'ai quitté mon appartement pour un autre plus petit
à Paris.
C'était prévisible comme la fin d'un roman de Mary Higgins Clark, mais que vous voulez vous, je suis finalement une fille de peu de fantaisie.
J'ai presque tout pris, le fauteuil qui roule, le vieux tourne-disque qui sautille, les livres qui jaunissent, le guéridon qui tremblote, le chevalet qui ne sert pas. Et louloute, la chienne.
J'ai laissé le frigo high tech pour un qui se dégivre à la main, le canapé en palette pour un d'ikea, la table basse en caisse de bois pour une qui devrait-rouler-mais-ne-roule-pas.
J'ai laissé les parents un peu résignés, les frères et soeurs carrément désespérés, les amies contentes pour moi, les amis tristes et c'est quand qu'on se revoit.
Et j'ai laissé l'éléphant sur le toit, moi aussi j'avais besoin d'évasion. J'espère qu'il ne m'en voudra pas.
C'était prévisible comme la fin d'un roman de Mary Higgins Clark, mais que vous voulez vous, je suis finalement une fille de peu de fantaisie.
J'ai presque tout pris, le fauteuil qui roule, le vieux tourne-disque qui sautille, les livres qui jaunissent, le guéridon qui tremblote, le chevalet qui ne sert pas. Et louloute, la chienne.
J'ai laissé le frigo high tech pour un qui se dégivre à la main, le canapé en palette pour un d'ikea, la table basse en caisse de bois pour une qui devrait-rouler-mais-ne-roule-pas.
J'ai laissé les parents un peu résignés, les frères et soeurs carrément désespérés, les amies contentes pour moi, les amis tristes et c'est quand qu'on se revoit.
Et j'ai laissé l'éléphant sur le toit, moi aussi j'avais besoin d'évasion. J'espère qu'il ne m'en voudra pas.
1 janvier 2015
La nouvelle année a démarré en fanfare
avec des chiens qui me grognaient dessus, des appels qui ne passaient pas, des rouges à lèvres qui glissaient hors des lèvres, des danses ridicules, des karaokés insupportables, des duvets perdus-échangés-prêtés-retrouvés. Ce que j'ai photographié.
Et des pleurs par défaut, des rires par excès, des huîtres par dizaine, du whisky par gorgée. Ce que j'ai encore photographié.
Autour de 6 heures du matin, las de tous ces enfantillages, mon appareil photo hors de prix a décidé de s'échapper de mon cou pour glisser méchamment vers le sol en un suicide programmé.
Devant l'étendue du désastre (mon appareil photo a presque réussi son coup, ce grand fou), j'ai préféré aller me coucher.
Aujourd'hui, j'ai mal à la tête.
Et les photos sont floues.
Et des pleurs par défaut, des rires par excès, des huîtres par dizaine, du whisky par gorgée. Ce que j'ai encore photographié.
Autour de 6 heures du matin, las de tous ces enfantillages, mon appareil photo hors de prix a décidé de s'échapper de mon cou pour glisser méchamment vers le sol en un suicide programmé.
Devant l'étendue du désastre (mon appareil photo a presque réussi son coup, ce grand fou), j'ai préféré aller me coucher.
Aujourd'hui, j'ai mal à la tête.
Et les photos sont floues.
16 octobre 2014
On a marché sur ma voiture
avec des pieds.
Est ce moins invraisemblable que si on avait marché dans la voiture avec les mains ? Ou fait rouler la voiture en écrasant des pieds et des mains ?
Je ne sais pas. Toujours est-il que titine est toute cabossée.
Je me suis crue dans les experts quand j'ai photographié les empreintes du pied, échelle à l'appui (un rouge à lèvre *n°421 Rouge Passion en guise de référence).
C'est un pied gauche de taille 43. Des baskets bon marché. Un homme sans doute. Mais où est le pied droit ?
Nous recherchons à l'heure actuelle un homme unijambiste de taille 43, petit et chauve. Parce qu'il faut être franchement frustré de la calvitie pour faire un truc pareil.
Est ce moins invraisemblable que si on avait marché dans la voiture avec les mains ? Ou fait rouler la voiture en écrasant des pieds et des mains ?
Je ne sais pas. Toujours est-il que titine est toute cabossée.
Je me suis crue dans les experts quand j'ai photographié les empreintes du pied, échelle à l'appui (un rouge à lèvre *n°421 Rouge Passion en guise de référence).
C'est un pied gauche de taille 43. Des baskets bon marché. Un homme sans doute. Mais où est le pied droit ?
Nous recherchons à l'heure actuelle un homme unijambiste de taille 43, petit et chauve. Parce qu'il faut être franchement frustré de la calvitie pour faire un truc pareil.
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