ébouriffée. Il portait une combinaison rose layette un peu froissée.
Du haut de ma fenêtre je l'ai regardé frémir et danser.
Pas à sa place (en tout cas pas où je l'avais décidé). Pas vraiment attendu mais tout autant rêvé.
J'ai crié : "il est né ! ". L'amoureux s'est précipité, l'a regardé, fier de lui (il n'avait pas fait le plus dur, pourtant).
Nous nous sommes émerveillés devant la belle fleur d'un pavot toute une matinée....
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13 juin 2016
7 mars 2016
Malgré des soins permanents,
elle n'a pas survécu.
Pourtant, j'avais grand espoir. Au bout de quelques longues heures d'attente désespérée, enchaînant les allers-retours entre le bureau et le salon au lieu de travailler, la belle a commencé à se redresser. J'ai remercié le ciel, les oiseaux, et ma mère, puis dansé de joie : j'étais une horticultrice née.
Au bout de quelques jours, quelques racines avaient même émergé. Elle revenait de loin (de douloureux souvenirs de jus de feuilles sur fond de chéquier continuaient à la hanter). Mais le plus dur était derrière elle, quelques nouvelles feuilles achevaient même de m'assurer qu'elle allait s'en sortir. J'étais fière de moi, répétant à qui voulait l'entendre que c'était ma destinée, que l'on pouvait me confier les plantes en détresse sans souci, je les remettrai sur pied à coup sûr. Bref, je fanfaronnais.
Je ne comprends pas, quand est ce que ça a basculé ?
Je pense que l'opération fatale a été la transplantation : le passage de l'eau à la terre est toujours un moment délicat, que seuls quelques professionnels aguerris peuvent surmonter.
Le dépérissement a eu au moins le mérite d'être rapide.
Voilà, j'ai échoué. Il n'y a plus qu'à repartir à l'aventure vers le Jardin des Plantes extraordinaire, traverser le labyrinthe de pelouses sacrées, braver l'armée des gardiens féroces, et cueillir à nouveau la tige de l'ipomée interdite.
Une sacrée quête, je ne vais pas m'ennuyer.
Pourtant, j'avais grand espoir. Au bout de quelques longues heures d'attente désespérée, enchaînant les allers-retours entre le bureau et le salon au lieu de travailler, la belle a commencé à se redresser. J'ai remercié le ciel, les oiseaux, et ma mère, puis dansé de joie : j'étais une horticultrice née.
Au bout de quelques jours, quelques racines avaient même émergé. Elle revenait de loin (de douloureux souvenirs de jus de feuilles sur fond de chéquier continuaient à la hanter). Mais le plus dur était derrière elle, quelques nouvelles feuilles achevaient même de m'assurer qu'elle allait s'en sortir. J'étais fière de moi, répétant à qui voulait l'entendre que c'était ma destinée, que l'on pouvait me confier les plantes en détresse sans souci, je les remettrai sur pied à coup sûr. Bref, je fanfaronnais.
Je ne comprends pas, quand est ce que ça a basculé ?
Je pense que l'opération fatale a été la transplantation : le passage de l'eau à la terre est toujours un moment délicat, que seuls quelques professionnels aguerris peuvent surmonter.
Le dépérissement a eu au moins le mérite d'être rapide.
Voilà, j'ai échoué. Il n'y a plus qu'à repartir à l'aventure vers le Jardin des Plantes extraordinaire, traverser le labyrinthe de pelouses sacrées, braver l'armée des gardiens féroces, et cueillir à nouveau la tige de l'ipomée interdite.
Une sacrée quête, je ne vais pas m'ennuyer.
19 février 2016
J'ai piqué un bout de plante d'une jardinière bien garnie,
juste sous le nez d'un garde au jardin des plantes de Paris.
Mon coeur palpitant, je me suis sentie comme une voleuse au grand coeur, certes je vandalisais les lieux sacrés, mais c'était pour la bonne cause : multiplier à l'infini cette jolie fleur en forme de cœur qui irait si bien dans mes jardinières anorexiques. J'étais un peu la nouvelle Poison Ivy, mais en positif : je me voyais, en combinaison de cuir vert, envahir les rues de Belleville de plantounes bohémiennes.
Le gars n'a pas bronché, occupé qu'il était à chasser les gens des pelouses carrées.
Ce n'est que quelques jours plus tard que j'ai retrouvé la tige agonisante au fond de mon sac, entre mon miroir de poche et le chéquier. Je tente actuellement une opération de sauvetage, la déracinée baignant au fond d'un verre d'eau, pendouillant lamentablement, faisant honte aux Poison Ivies de toutes catégories.
Mon coeur palpitant, je me suis sentie comme une voleuse au grand coeur, certes je vandalisais les lieux sacrés, mais c'était pour la bonne cause : multiplier à l'infini cette jolie fleur en forme de cœur qui irait si bien dans mes jardinières anorexiques. J'étais un peu la nouvelle Poison Ivy, mais en positif : je me voyais, en combinaison de cuir vert, envahir les rues de Belleville de plantounes bohémiennes.
Le gars n'a pas bronché, occupé qu'il était à chasser les gens des pelouses carrées.
Ce n'est que quelques jours plus tard que j'ai retrouvé la tige agonisante au fond de mon sac, entre mon miroir de poche et le chéquier. Je tente actuellement une opération de sauvetage, la déracinée baignant au fond d'un verre d'eau, pendouillant lamentablement, faisant honte aux Poison Ivies de toutes catégories.
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