Il faisait beau, mais pas trop chaud. J'avais pu grignoter toute la journée sans culpabilité. Et surtout je n'avais pas d'excuse puisque ma chute dans les escaliers s’était en réalité avérée peu mortelle pour mon tibia droit. J'irais donc faire du sport.
Et puis quelque part entre 18h et 18h12, tout s'est embrouillé : il faisait beau mais je n'avais pas assez chaud, du coup j'ai décidé de grignoter une petite pause et d'aller bronzer sur les escaliers pour ne pas culpabiliser de rater ce beau soleil qui laisserait à mes tibias une belle couleur dorée. Ou quelque chose comme ça.
J'ai encore raté le cours de gym
14 mai 2014
13 mai 2014
J'ai vérifié sur Doctissimo.
Une jambe enflée peut être un signe de thrombose, qui peut entraîner une embolie pulmonaire et, n'ayons pas peur des mots, la mort.
Par contre rien sur le nombre de victimes recensées après une chute dans les escaliers. Je vais être la première, je le sens.
Par contre rien sur le nombre de victimes recensées après une chute dans les escaliers. Je vais être la première, je le sens.
12 mai 2014
C'était peut-être un client, ou pour m'annoncer que j’avais gagné à l’euro-million.
J'ai donc couru dans les escaliers pour répondre à temps à mon téléphone qui sonnait. Mais mon pied a fait une farce à mon genou, qui s'est vengé sur le mollet, celui-là même qui, de rage, a répondu en venant contester contre la cinquième marche en partant du bas. Le genou a riposté sur la sixième, le pied lui a préféré leur tourner le dos.
Quelque part entre un cri de douleur et des injures, je n'ai pas eu le temps de répondre.
De toute façon je crois que c'était un faux numéro.
De toute façon je crois que c'était un faux numéro.
27 avril 2014
A la recherche d'une nouvelle pelle à tarte,
je me suis perdue au rayon des ustensiles de cuisine.
Un nouveau monde empli de mystères culinaires s'est ouvert à moi. La louche passoire 2 en 1 se moquait allègrement de moi, tandis que le tire-rondelle affichait un air carrément hautain. J'ai essayé de me ragaillardir en m'imaginant participer au concours du plus grand couscous : j'aurais maîtrisé avec brio la pince à boulettes et raclé le fond de sauce avec la maryse géante.
Mais je suis sortie de là pleine de nouvelles interrogations. La cuillère magique silicone est-elle vraiment magique ? La cuillère parisienne double a-t-elle été inventée à Paris ? Dans ce cas, est-elle compatible avec les chocolatines ?
La spatule passe-partout passe-t-elle vraiment partout ?
Un nouveau monde empli de mystères culinaires s'est ouvert à moi. La louche passoire 2 en 1 se moquait allègrement de moi, tandis que le tire-rondelle affichait un air carrément hautain. J'ai essayé de me ragaillardir en m'imaginant participer au concours du plus grand couscous : j'aurais maîtrisé avec brio la pince à boulettes et raclé le fond de sauce avec la maryse géante.
Mais je suis sortie de là pleine de nouvelles interrogations. La cuillère magique silicone est-elle vraiment magique ? La cuillère parisienne double a-t-elle été inventée à Paris ? Dans ce cas, est-elle compatible avec les chocolatines ?
La spatule passe-partout passe-t-elle vraiment partout ?
26 avril 2014
J'ai fait fondre la pelle à tarte.
Encore toute retournée par le conflit terrible qui se jouait entre les chocolatiniste et les conservateurs du pain au chocolat, j'ai allumé le gaz du mauvais brûleur, celui où se trouvait encore les restes de tartiflette de la veille. Ou c'étaient peut être juste des patates, mais le pastique fondu avait un drôle d'air de fromage gratiné.
La pelle à tarte n'est plus. Je me demande toutefois si elle peut encore peller des tartes, la louche carbonisée arrivant tout à fait encore à loucher, comme le fouet oxydé arrive à fouetter.
Par contre la cuillère mesureuse trouée ne mesure plus depuis longtemps.
25 avril 2014
C'est la guerre.
C'est arrivé comme ça, sournoisement. Insidieusement. Une vague histoire de petit déjeuner. Une fringale de fin de matinée. C'était bien parti pourtant : il faisait beau, le beurre était déjà sorti du frigo et il restait du café. Mais, d'un coup, les mots ont été lâchés. Les mots gratuits, les mots qui blessent. Avec cette lueur de défi arrogant dans le regard.
Dorénavant, plus rien ne sera jamais comme avant, même des excuses n'y feront rien.
En tout cas, pas tant qu'il appellera "pain au chocolat" une chocolatine.
Dorénavant, plus rien ne sera jamais comme avant, même des excuses n'y feront rien.
En tout cas, pas tant qu'il appellera "pain au chocolat" une chocolatine.
22 avril 2014
Je suis devenue Parisienne.
J'ai flâné dans les ruelles, j'ai traîné devant les magasins, j'ai bousculé quelques passants.
J'ai acheté des robes. J'ai eu des envies de chaussures.
J'ai maudit les touristes.
J'ai sué dans le métro et fait la sourde oreille aux appels à l'aide des gars de la rue.
J'ai mangé une gaufre à 5 euros, bu deux demis à 10, et dégusté un menu à 30.
J'ai vécu au dessus de mes moyens pour les beaux yeux d'un parisien.
Mais je n'ai pas dit "pain au chocolat".
J'ai acheté des robes. J'ai eu des envies de chaussures.
J'ai maudit les touristes.
J'ai sué dans le métro et fait la sourde oreille aux appels à l'aide des gars de la rue.
J'ai mangé une gaufre à 5 euros, bu deux demis à 10, et dégusté un menu à 30.
J'ai vécu au dessus de mes moyens pour les beaux yeux d'un parisien.
Mais je n'ai pas dit "pain au chocolat".
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